Mon toît







Mon toît est en train de devenir un lieu de passage obligé de tout belge en visite à New York. Il faut dire que la vue y est top. On domine la 7e avenue du haut de 16 étages et en un coup d’oeil, on embrasse l’Empire State Building, le Chrysler building (les deux plus beaux gratte-ciel du monde) et les tours éclairées de Union Square. A la tombée du jour, le spectacle est féerique.

C’est en tout cas le premier endroit où j’emmène mes visiteurs lorsqu’ils débarquent de l’aéroport encore un peu sonnés par les 8 heures de vol et par le décalage horaire. Et c’est un plaisir de voir leurs yeux briller à la vue des buildings illuminés par les spots ou par les milliers de petites fenêtres par lesquelles on devine la vie des New Yorkais (il y a peu, une campagne de pub plutôt ironique, affirmait que 80 pour-cent des New Yorkais qui possèdent un téléscope ne sont pas astronomes…)
 
 

7th Avenue at Night

Observatoire privilégié de l’activité des rues adjacentes, mon toît ne met toutefois personne à l’abris des nombreux psychopathes qui hantent la ville. Un soir, alors qu’avec un copain belge en visite nous vidions gentiment un bouteille de J&B adossés au muret, un excité en anorak a déboulé par la porte d’accès en nous demandant si nous étions "de nouveau occupé à baiser en plein air". Sans même attendre une réponse, il fit le tour de la terrasse pour s’assurer qu’il ne s’y tenait pas une partouze dans les recoins, après quoi, il disparu par l’autre porte d’accès, non sans avoir coincé quelque chose pour la garder entrouverte.

Il redescendit probablement au quinzième étage et remonta les escaliers du premier accès, car on le vit furtivement alors qu’ayant poussé la porte trop énergiquement, il l’avait grande ouverte et s’empressait de la refermer et d’y garder également une fente ouverte. Ne se doutant pas que la lampe dans son dos nous dessinait une ombre nette par l’ouverture, il resta bien dix minutes à nous écouter, essayant sans doute de se remémorer ses cours de français de la High School, pour essayer de comprendre le sens de notre conversation.

Finalement, il se décida à revenir nous  demander ce que nous faisions là, et après avoir insinué que ce n'était pas la première fois qu'il nous surprenait à nous "enculer" sur le toît, il a exigé que je lui donne mon numéro d'appartement en se prétendant de la sécurité. Quand je lui ai dit connaître tous les employés du building et ne pas croire qu'il en faisait partie, il est parti en disant qu'on allait bien voir si il n'était pas de la sécurité. Une heure plus tard, nous rentrions nous coucher et je n’ai plus jamais entendu parler d’une quelconque sécurité dans le building.

Aussi la nuit:
La nuit, Nightclubbing